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Communiqué de presse - Cap historique franchi : plus de la moitié des cigarettes ne sont pas taxées en Belgique ou sont contrefaites

L’Empty Pack Survey Q2 2026 révèle une augmentation de la part des cigarettes non taxées en Belgique, passée de 18,1 % à 50,6 % en moins de trois ans. « Le déficit fiscal se creuse dans notre pays alors même que des recettes supplémentaires pourraient être perçues », déclare Philip Morris Benelux. 

Pour la première fois, plus de la moitié des paquets de cigarettes vides collectés en Belgique proviennent de produits qui n’étaient pas destinés au marché belge ou qui sont contrefaits. Cette proportion atteint 50,6 % au deuxième trimestre 2026, contre 44,4 % fin 2025, 33,1 % un an auparavant et 18,1 % fin 2023. 

Ces 50,6 % se composent de 46,0 % de cigarettes non belges et de 4,6 % de contrefaçons. L’Empty Pack Survey ne permet pas de déterminer si un paquet étranger a été introduit légalement dans le respect des quantités autorisées pour les voyageurs ou s’il a fait l’objet d’un commerce illégal. En revanche, l’ampleur exceptionnelle du phénomène et sa progression rapide démontrent clairement qu’une part croissante de la consommation échappe aux circuits de vente et à la fiscalité belges. 

Chris Flamée, expert en prévention du commerce illicite chez Philip Morris Benelux : 

« Le seuil des 50 % représente bien plus qu’une simple statistique. Jusqu’à récemment, nous parlions d’un problème en croissance. Aujourd’hui, nous observons un marché où l’exception est devenue la norme. Une cigarette sur deux retrouvée ne provient plus du circuit officiel belge. » 

Hausse dans presque tout le pays 

La collecte indépendante réalisée par WSPM Group a porté sur 2.800 paquets vides, représentant 59.320 cigarettes, dans 18 villes belges. Dans 14 des 18 villes, la proportion de cigarettes non belges et contrefaites a augmenté par rapport à fin 2025. Dans 8 villes, le seuil des 50 % a été dépassé. 

Les cinq proportions les plus élevées ont été observées à : 

  •  Louvain : 61,7 % 
  • Genk : 57,3 % 
  • Charleroi : 54,8 % 
  • Liège : 54,3 % 
  • Bruxelles : 54,1 % 

Suivent ensuite : 

  • Namur : 53,5 % 
  • Malines : 52,9 % 
  • Anvers : 52,6 % 

La Bulgarie constitue le principal marché d’origine : 30,0 % de l’ensemble des cigarettes collectées présentaient des caractéristiques du marché bulgare, contre 15,7 % un an plus tôt. Le Luxembourg représente 5,3 %, et la Turquie 2,1 %. 

Une valeur fiscale théorique de 2,6 milliards d’euros 

L’ampleur de ce marché des cigarettes illicites représente pour la Belgique une valeur fiscale théorique d’environ 2,6 milliards d’euros. Cela correspond à près d’un tiers de l’effort budgétaire actuellement nécessaire pour rétablir l’équilibre des finances publiques. 

Selon Philip Morris Benelux, la Belgique gagnerait à suivre l’exemple de plusieurs États membres européens en réglementant et en taxant intelligemment les produits sans fumée. Une telle approche permettrait également de générer près de 200 millions d’euros supplémentaires à court terme. 

Taylan Onat, Managing Director de Philip Morris Benelux : 

« La Belgique cherche aujourd’hui plusieurs milliards d’euros pour assainir ses finances publiques, alors qu’une part croissante de la consommation de nicotine échappe à la fiscalité belge. La question n’est plus de savoir si des recettes s’évaporent, mais comment recréer un marché crédible, contrôlable et fiscalement imposable. En réglementant et en taxant intelligemment les produits sans fumée, et en harmonisant la politique avec celle d’autres pays européens, le gouvernement fédéral pourrait en outre percevoir près de 200 millions d’euros de recettes supplémentaires à court terme. » 

Les interdictions et les augmentations de prix, sur lesquelles la politique belge s’est fortement appuyée, ont eu peu d’impact sur l’évolution du taux de tabagisme. Les choix politiques belges, probablement parmi les plus restrictifs d’Europe, ont surtout contribué à une perte de recettes d’accises, au développement de circuits de vente étrangers, à l’augmentation du nombre de trafiquants ainsi qu’à la croissance des organisations criminelles et des violences qui y sont associées. 

Le même risque pour les alternatives sans fumée 

Un mécanisme similaire menace de se développer pour les vapes illégales, les sachets de nicotine et les produits du tabac chauffé. Lorsque les options réglementées disparaissent ou deviennent plus difficiles d’accès, alors que la demande demeure, un espace s’ouvre pour des opérateurs non contrôlés. 

« Lorsque l’option légale disparaît, le consommateur ne disparaît pas. Il se tourne simplement vers un autre canal », explique Taylan Onat. « C’est ce que nous observons également aux Pays-Bas, où l’interdiction des arômes dans les cigarettes électroniques n’a pas modifié le comportement des vapoteurs. Ce qui a radicalement changé, en revanche, c’est le marché. Selon un rapport gouvernemental du Bureau Beke, 87 % des vapoteurs néerlandais achètent désormais leurs produits sur le marché illégal, qui représente un chiffre d’affaires d’un quart de milliard d’euros, contre seulement 25 millions d’euros pour le marché légal. Le rapport cite même la police néerlandaise affirmant que “les Pays-Bas sont inondés de ces produits”. » 

Une autre voie est possible 

L’offre de produits sans fumée continue de croître à travers le monde. De plus en plus de fumeurs adultes choisissent des alternatives sans combustion. 

Au deuxième trimestre 2026, environ 42 % du chiffre d’affaires net mondial de Philip Morris International provenait déjà des produits sans fumée. Fin juin 2026, ces produits étaient disponibles sur 109 marchés. Plus de 43 millions de consommateurs adultes dans le monde utilisent désormais des produits sans fumée. 

« En Belgique, à partir de 2028, seule la cigarette, qui est pourtant le produit nicotinique le plus nocif, risque encore de rester disponible pour les consommateurs. Si le ministre de la Santé fait adopter son projet d’interdiction des arômes dans les produits de vapotage, près de 600.000 utilisateurs devront se tourner vers une autre solution. Pour beaucoup d’entre eux, cela signifiera le marché illégal ou un retour à la cigarette, comme l’a démontré le rapport gouvernemental du Bureau Beke aux Pays-Bas », conclut Taylan Onat. 

Une approche globale est nécessaire 

La Belgique a aujourd’hui un besoin urgent d’une stratégie cohérente et globale fondée sur trois piliers : 

1.      Une répression renforcée contre la contrebande, la contrefaçon et la vente illégale ; 

2.      Une politique d’accises qui ne favorise pas l’essor de l’illégalité ; 

3.      Une approche réglementée des alternatives sans fumée destinées aux fumeurs adultes qui continueraient autrement à fumer. 

La protection des mineurs et des non-fumeurs demeure évidemment une condition essentielle et non négociable de cette approche.